Celui qui a marqué la chanson kabyle par ses mélodies berceuses, ses poèmes d’amour exaltants et émouvants, Hacène Ahrès remonte dans cet entretien jusqu’à ses débuts dans la vie artistique, évoque ses souvenirs. Il dresse par ailleurs un tableau peu reluisant de la situation actuelle de la chanson kabyle.....
La Dépêche de Kabylie : Tout d’abord voulez-vous remonter un peu le temps pour nous parler de vos débuts dans la chanson ?
Hacene Ahres : Mes débuts remontent officieusement à mes 8 ans. Donc j’étais encore dans le primaire, à cette époque je jouais de la guitare, comme tous les artistes bien sûr, c’est une tradition chez nous. En effet, nous avons tous fabriqués notre propre instrument avec le fameux bidon d’huile, un manche et des fils de pêche. Vers les années 73/74, je me souviens, mon frère aîné a acheté une guitare, car il était étudiant à cette époque. C’était mon premier instrument. A partir de là, j’ai commencé à chanter et à composer des musiques. La première musique que j’ai chanté était la célèbre chanson de Djamila, Arnnu Yas Aman A xali.
Quelles sont les chansons et quels artistes interprétiez-vous à cette époque ?
Il n’y avait pas d’artistes à cette époque. C’est-à-dire que j’étais trop jeune pour apprécier ou comprendre. J’écoutais vaguement les chansons, et c’est tout. A cette époque, il y avait Cheikh El Hasnaoui, Cherif Kheddam, Dda Slimane Azem, que Dieu Ait son âme… et il y avait encore Aït Menguellet, je me souviens qu’à cette époque, il a édité la chanson, Telt Ayyam di L3amr-iw. A partir de là, je commençais à chanter tout seul. Ensuite, j’ai eu ma sixième et j’ai entamé les études au collège, c’était en 1979/80. C’est au CEM de Tamazirt que je suis monté pour la première fois sur scène. J’ai chanté, ce jour-là, deux chansons de Idir.
C’est pour vous un souvenir émouvant ?
Ah, oui, même si c’est un vague souvenir, mais la première fois quand je suis monté sur scène, j’ai chanté Idir lors des fêtes de fin d’année, donc du moderne avec une guitare et un petit orchestre. J’ai participé à des concours avec les différentes Maisons de jeunes. En 1983, j’ai également composé ma première chanson, Ugad-agh Ak Mezra-gh. Je l’ai chanté pour la première fois au lycée Abderahmane-El Illouli de Larvâa. Juste après, j’ai participé à l’émission de la Chaîne II, produite à l’époque par Medjahed Hamid, intitulée, " Les chanteurs de demain ". C’est avec cette chanson que j’ai entamé ma carrière officiellement, donc les années 84/85. Une année plus tard, soit en 1986, j’ai enregistré mon premier album, Fihel imetti.
Combien d’albums avez-vous enregistré jusqu’à présent ?
Douze en tout.
Parlez-nous un peu des thèmes de vos chansons, d’ailleurs on a l’habitude d’écouter un thème précis avec vous ?
Je l’ai dit et je le redis encore, parce que je ne fais pas des chansons sur commande. Je ne me dis pas tients, je vais chanter ce thème ou ce sujet. La chanson, comme je le disais tout à l’heure, c’est elle qui est venue à moi. Je ne me suis jamais dis que je serai un chanteur professionnel. La chanson s’est imposée à moi, j’étais jeune lorsque j’ai enregistré mon premier album. A 18 ans, on découvre l’amour et plein de belles choses et on découvre la vie. Et c’est cela qui m’a poussé à composer des chansons.
Facebook : https://www.facebook.com/Amazighcreation1/
Instagram : https://www.instagram.com/amazighcreation/
Email : Amazighcreation@gmail.com
La Dépêche de Kabylie : Tout d’abord voulez-vous remonter un peu le temps pour nous parler de vos débuts dans la chanson ?
Hacene Ahres : Mes débuts remontent officieusement à mes 8 ans. Donc j’étais encore dans le primaire, à cette époque je jouais de la guitare, comme tous les artistes bien sûr, c’est une tradition chez nous. En effet, nous avons tous fabriqués notre propre instrument avec le fameux bidon d’huile, un manche et des fils de pêche. Vers les années 73/74, je me souviens, mon frère aîné a acheté une guitare, car il était étudiant à cette époque. C’était mon premier instrument. A partir de là, j’ai commencé à chanter et à composer des musiques. La première musique que j’ai chanté était la célèbre chanson de Djamila, Arnnu Yas Aman A xali.
Quelles sont les chansons et quels artistes interprétiez-vous à cette époque ?
Il n’y avait pas d’artistes à cette époque. C’est-à-dire que j’étais trop jeune pour apprécier ou comprendre. J’écoutais vaguement les chansons, et c’est tout. A cette époque, il y avait Cheikh El Hasnaoui, Cherif Kheddam, Dda Slimane Azem, que Dieu Ait son âme… et il y avait encore Aït Menguellet, je me souviens qu’à cette époque, il a édité la chanson, Telt Ayyam di L3amr-iw. A partir de là, je commençais à chanter tout seul. Ensuite, j’ai eu ma sixième et j’ai entamé les études au collège, c’était en 1979/80. C’est au CEM de Tamazirt que je suis monté pour la première fois sur scène. J’ai chanté, ce jour-là, deux chansons de Idir.
C’est pour vous un souvenir émouvant ?
Ah, oui, même si c’est un vague souvenir, mais la première fois quand je suis monté sur scène, j’ai chanté Idir lors des fêtes de fin d’année, donc du moderne avec une guitare et un petit orchestre. J’ai participé à des concours avec les différentes Maisons de jeunes. En 1983, j’ai également composé ma première chanson, Ugad-agh Ak Mezra-gh. Je l’ai chanté pour la première fois au lycée Abderahmane-El Illouli de Larvâa. Juste après, j’ai participé à l’émission de la Chaîne II, produite à l’époque par Medjahed Hamid, intitulée, " Les chanteurs de demain ". C’est avec cette chanson que j’ai entamé ma carrière officiellement, donc les années 84/85. Une année plus tard, soit en 1986, j’ai enregistré mon premier album, Fihel imetti.
Combien d’albums avez-vous enregistré jusqu’à présent ?
Douze en tout.
Parlez-nous un peu des thèmes de vos chansons, d’ailleurs on a l’habitude d’écouter un thème précis avec vous ?
Je l’ai dit et je le redis encore, parce que je ne fais pas des chansons sur commande. Je ne me dis pas tients, je vais chanter ce thème ou ce sujet. La chanson, comme je le disais tout à l’heure, c’est elle qui est venue à moi. Je ne me suis jamais dis que je serai un chanteur professionnel. La chanson s’est imposée à moi, j’étais jeune lorsque j’ai enregistré mon premier album. A 18 ans, on découvre l’amour et plein de belles choses et on découvre la vie. Et c’est cela qui m’a poussé à composer des chansons.
Facebook : https://www.facebook.com/Amazighcreation1/
Instagram : https://www.instagram.com/amazighcreation/
Email : Amazighcreation@gmail.com
- Catégories
- Musique kabyle
Soyez le premier à commenter cette vidéo.
